Cosmétiques : la famille dont il faut se méfier à tout prix !

« Encore une… », me suis-je dit de façon mécanique. Avant même d’être peiné pour elle, j’ai presque spontanément listé dans ma tête toutes les personnes dont on m’avait annoncé ces derniers mois qu’elles avaient un cancer.

À chaque fois, cela m’effraie. Surtout quand il s’agit de femmes encore jeunes comme la sœur de cet ami. Elle vient d’avoir 41 ans, elle est vendeuse en parfumerie, elle a la vie devant elle et ce cancer du sein qui lui tombe dessus, comme un couperet.

J’étais dans ma salle de bain, en pensant à elle, et j’ai aussitôt imaginé la sienne. Qu’est-ce qu’il y a dans ses placards ? Quels déos utilise-t-elle ? De quoi est composée sa trousse de beauté ? Quels sont sa crème solaire, son shampoing ?

Des questions loin d’être futiles, vous allez le voir. Et après avoir lu cette lettre, vous aurez certainement envie de changer de shampoing, et de revoir complètement la manière dont vous prenez soin de votre corps !

Cette lettre n’a pas pour but de vous effrayer mais bien de vous éclairer. Je tâcherai dans chacun de mes courriers de vous donner des alternatives naturelles pour prendre soin de la peau en toute sérénité.

Mais avant cela, je voudrais tirer la sonnette d’alarme.

Cette drôle de famille qui perturbe notre corps

Je dois donc vous parler d’une famille qui vit juste à côté de vous et que vous ne connaissez probablement pas. Leur nom : les « perturbateurs endocriniens ». Mais n’allez pas chercher leur boîte aux lettres, ils se cachent… souvent dans les ingrédients de vos produits cosmétiques…

Perturbateurs endocriniens : cela désigne en réalité un nombre important de substances très différentes, d’origine naturelle autant que synthétique. Les perturbateurs endocriniens portent bien leur nom puisqu’ils « perturbent » notre organisme en imitant malgré eux l’action des hormones dans notre corps.

Voici un exemple pour comprendre.

Dans l’huile essentielle de sauge sclarée, on trouve la molécule de sclaréol. Une fois assimilée par l’organisme, cette molécule est perçue par nos récepteurs hormonaux comme le serait un œstrogène, une hormone féminine. C’est la raison pour laquelle l’huile essentielle de sauge sclarée, et à vrai dire tous les extraits végétaux de sauge sclarée, sont souvent conseillés en cas de troubles de la préménopause. Dans ce cas, on y a recours pour pallier l’action diminuée des œstrogènes. À l’inverse, on comprend ainsi pourquoi la sauge sclarée sera habituellement déconseillée en cas de cancer du sein ou de troubles ovariens : ce sont des maladies hautement hormonodépendantes et il serait dangereux de stimuler l’organisme avec des formules « œstrogen-like ».

Des agents comme le sclaréol, il y en a de tout type, naturels autant que synthétiques. Ce sont ces derniers que l’on retrouve dans nos cosmétiques.

Je vous rassure, la phytothérapie autant que la médecine conventionnelle maîtrisent assez bien ces notions, et les risques sont finalement assez limités. Par contre, on sait aujourd’hui que les effets des perturbateurs endocriniens sont pernicieux : ils dépendent évidemment de la dose, mais aussi de leur accumulation dans le corps ainsi que de la répétition des expositions.

Bref, consommer un produit qui contient des perturbateurs endocriniens très faiblement dosés n’est pas très dangereux si l’on est en bonne santé. Mais s’exposer à eux au quotidien, même en doses infimes, le serait bel et bien.

Et c’est exactement ce qui se passe avec les cosmétiques conventionnels… Sans que personne ne s’en rende compte.

Dès le berceau, les labos cosmétiques mettent la dose !

Avez-vous récemment fait un tour au rayon « bébé » d’un supermarché ?

Moi oui. Et je vous avoue que je suis particulièrement choqué de voir que l’on trouve du phenoxyethanol dans beaucoup de lingettes pour bébé. Je parle bien ici des grandes marques du commerce, pas de lingettes spécialement low-cost.

Le phenoxyethanol est un conservateur, un antibactérien très efficace et très présent depuis des décennies dans les formules cosmétiques. Jusquà présent, rien de dramatique.

Oui mais voilà, cet agent devient agressif lorsqu’il est trop dosé et peut causer des allergies ou de l’eczema. C’est pour cette raison que la réglementation actuelle limite sa concentration à 1 % dans nos cosmétiques. Il est donc parfaitement légal de retrouver cet ingrédient dans toutes sortes de produits, y compris pour bébé. Et pourtant, quand on sait que les lingettes pour bébé sont destinées à entrer en contact direct avec la peau fragile des nouveau-nés, on se dit que c’est scandaleux.

On ne sait que peu de choses sur les effets cocktails de cet ingrédient lorsqu’il est en contact répété avec la peau. On parle de toxicité pour le foie et d’incidence sur la fertilité humaine. Sur la base de ses propres études, même l’Agence nationale de sécurité du médicament, haute autorité de santé en France, déconseille cet ingrédient dans les cosmétiques pour bébé. Et pourtant : le phenoxyethanol est toujours là. Dosé à moins de 1 %, certes, mais toujours là.

Avez-vous vraiment envie que nos bébés soient nettoyés avec ce type de susbtances ? Moi non.

Et ça continue, encore et encore…

Plus on s’intéresse aux formules cosmétiques en tentant de les décrypter, plus on est susceptible de tomber sur des « membres de la famille » des perturbateurs endocriniens. Ils sont partout. Dans des crèmes de jour et de nuit, dans beaucoup de soins solaires, dans certains dentifrices, dans les vernis à ongles, et dans presque tous les produits qui contiennent des parfums… Selon une étude de l’UFC Que Choisir, ce serait plus de 60 % des cosmétiques qui seraient concernés [1].

Je vous propose ici quelques clés pour les identifier (et les éviter) :

Identifiez votre ennemi !

Les perturbateurs endocriniens sont variés et nombreux. Voici les noms des plus courants. Repérez-les pour mieux les éviter :

  1. Benzophenone et oxybenzone (filtres UV présents dans beaucoup de produits solaires et anti-âge)
  2. Cyclopentasiloxane (émollient dans les shampooings notamment)
  3. Diethyl phtalate (plastifiant)
  4. Methyl-, propyl-, buthyl-, ethyl-, isopropyl-, et benzylparaben (des conservateurs)
  5. Phenoxyéthanol (conservateur et cosolvant)
  6. Triclosan (conservateur, surtout dans certains dentifrices)
  7. EDTA (conservateur facilement identifiable)
  8. Parfum : le mot parfum non suivi d’une astérisque dans un cosmétique non bio désigne à coup sûr un parfum synthétique, et donc la présence de phtalates.

Trop difficile à retenir ? Alors optez pour un produit certifié bio par un organisme reconnu, ou lauréat de la Mention Slow cosmétique. Ces chartes n’autorisent tout simplement pas la présence de ces ingrédients.

Une règle essentielle en cosmétique

Je suis aussi étonné que vous de trouver ces ingrédients hautement polémiques dans la plupart des cosmétiques du commerce. Comment est-ce possible aujourd’hui ? Et surtout, pourquoi ?

L’industrie cosmétique vous dira qu’il n’y a pas d’alternative efficace, et que le danger est très théorique. En effet, la toxicité des perturbateurs endocriniens est bien connue lorsqu’on analyse chaque ingrédient individuellement (le phenoxyethanol par exemple). C’est pour cela qu’on limite leur dosage.

Mais la toxicité d’un cocktail de perturbateurs endocriniens, comme ceux auxquels nous sommes confrontés au quotidien, est encore assez mal définie. Il faut reconnaître que c’est un domaine tellement vaste qu’il serait très difficile d’établir de façon précise les modalités d’action de ces substances en synergie, leur assimilation, et surtout leur lien éventuel avec le cancer ou d’autres dysfonctionnements.

D’accord, mais quand même…  Je me suis toujours demandé pourquoi, en cosmétique, face au doute on ne s’abstient pas ? C’est pourtant la première règle à suivre.

Alors que faire : s’interdire toute forme de cosmétique ?

Pas question… Après vous avoir effrayés, je veux vous donner quelques conseils. Lors de vos achats, évitez les composés qui fâchent. Utilisez la fiche mémo ci-dessus. Notamment pour les déodorants, les nettoyants intimes et les shampooings qui sont en interaction forte avec la peau.

Découvrez aussi le savon à froid surgras, fabriqué artisanalement à base d’huiles végétales. Si vous le choisissez sans huiles essentielles, c’est gagné.

Si le cœur vous en dit, tentez aussi l’aventure des cosmétiques faits maison. Je vous donnerai dans une prochaine lettre deux recettes de déodorants naturels sans aucun perturbateur endocrinien. Pour vos shampoings et soins lavants, pensez aux bases lavantes et shampoings neutres des marques Indemne, Coslys, Senz, et Bioflore qui fabriquent des produits respectueux qu’on peut laisser poser sans risque sur la tête ou la peau du corps.

En attendant, voici une recette toute simple à l’attention de ceux qui ont besoin de réparer la peau abîmée après une irritation ou une brûlure. Elle conviendra parfaitement à tous, même aux peaux les plus sensibles. Comme elle contient certaines huiles essentielles, il faudra juste l’éviter si vous êtes enceinte ou allaitante, ou pour un enfant de moins de 3 ans.

Mon soin réparateur slow aux accents provençaux :

Cette huile de soin peut être utilisée en massages 2 fois par jour sur une zone rougie et fragilisée, seins compris. La formule n’est ni photosensibilisante, ni perturbatrice endocrinienne. Elle ne peut cependant pas être utilisée moins de 5 heures avant une radiothérapie si vous êtes concerné(e).

Pour 50 ml environ. Dans un flacon anti-UV de 50 ml au moins, récupéré bien propre, versez successivement :

  1. 3 cuillères à soupe de macérât huileux de pâquerette de Saint-Hilaire
  2. 4 cuillères à café de macérât huileux de calendula bio
  3. 12 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (Lavandula spica)
  4. 8 gouttes d’huile essentielle d’immortelle (Helichrysum italicum)

Le mélange proposé se conserve à l’abri de la lumière et de la chaleur pendant 6 mois sans problème car il ne contient pas d’eau. Les 2 huiles essentielles proposées jouent leur rôle d’actif cicatrisant et apaisant, mais sont aussi de bonnes antioxydantes.

Merci d’avoir choisi de faire la révolution dans votre salle de bain avec moi.

Et, d’ici à ma prochaine lettre, prenez bien soin de vous !

Julien KAIBECK

 




[1] Résultats publiés dans « Que Choisir » N°513

 




48 réponses à “Cosmétiques : la famille dont il faut se méfier à tout prix !”

  1. Véronique dit :

    Bonjour
    je ne suis pas sûre d’avoir bien compris. Cela veut-il dire qu’il faut se méfier autant des huites essentielles que des autres produits. En ce qui concerne la sauge sclarée, j’en utilise tous les jours comme déodorant mélangée à H.E Palmarosa
    Y a t-il un risque de cancer du sein ?
    j’aimerais avoir une réponse
    merci

    • Fanny dit :

      Bonjour, je me suis posée la même question que vous en lisant l’article, à savoir est-ce que les huiles essentielles sont elles aussi dangereuses ? Car c’est en effet la question que l’on se pose en lisant l’article. J’espère donc que l’on va nous répondre pour en savoir un peu plus.
      Douce soirée.

  2. PONTON dit :

    Bonjour Julien,

    Je me suis abonnée à cette lettre d’information parce que je suis curieuse d’en apprendre toujours un peu plus, mais je fabrique mes propres cosmétiques depuis plusieurs années déjà ainsi que mes savons à froid, de même que mes produits de ménage. Je ne peux plus passer au rayon lessives des différentes enseignes, les odeurs synthétiques qui s’en dégagent m’agressent et je ne pourrai plus jamais m’enduire de crèmes bourrées d’ingrédients nocifs et testées sur animaux.. C’était cela mon but premier, éviter les produits testés sur animaux, j’ai commencé par les crèmes bio et continuer avec la cosmétique maison
    Je vous lirai toujours avec plaisir, certaine de faire encore des découvertes intéressantes. Je vous souhaite bonne continuation et j’espère que vous réussirez à rallier encore et toujours plus de personnes, ce que je crois parce que dès lors que l’on a pris conscience de certaines choses, on ne peut plus les ignorer ou revenir en arrière.

    • Clo dit :

      A PONTON …

      Bonjour … Je vois que vous fabriquez vos savons et je cherche à commencer aussi .. Pourriez vous me dire comment vous procédez .. Merci beaucoup et bonne journée à vous …
      Cordialement .

      Clo

  3. Michèle BELAN dit :

    Eh bien, je tiens peut-être la raison pour laquelle LAVERA a cessé la fabrication du déodorant spray « à la sauge ». Mais à la lumière de votre article, je me demande,en regardant la composition du même déo, mais à la rose, pourquoi tant d’ingrédients ! Il me tarde d’avoir votre recette, car je suis adepte des produits faits à la maison, avec produits bio ou naturels.
    Je suis bien heureuse de votre lettre mise à notre disposition.
    Michèle B.

  4. Anne-Marie Ciron dit :

    Personnellement, je confectionne moi meme mon « huile rouge » qui est connue dans le midi de la France.

    Je ramasse les fleurs jaunes de l’hypericum perforatum ou millepertuis sauvage. J’ai la chance d’en avoir découvert dans mon jardin.

    Je les mets dans un bocal rempli d’une bonne huile d’olive- si possible bio- au fur et à mesure de la cueillette, quelques jours au mois de juin. Quand les fleurs représentent à peu prés la moitié du volume du bocal, j’expose le bocal au soleil, et je le tourne tous les jours. Au bout d’une dizaine de jours, l’huile devient d’un beau rouge foncé.
    L’huile est ensuite filtrée et conservée au réfrigérateur.
    Cette huile, je l’ai expérimentée avec succés pour : les brulures , elle soulage la douleur et cicatrise la peau.
    On dit qu’elle est utile pour tout ce qui donne une impression de brulure. J’ai donné à une amie un petit flacon de mon huile, elle en a passé sur son psoriasis qui lui faisait des plaies sur les jambes, j’ai pu constater moi meme que sa peau s’est cicatrisée en une semaine d’application régulière; je ne sais pas si elle a guéri complétement, mais au moins elle a eu une période de répit.
    Une autre application est connue pour les hémorroides, et une voisine en a passé sur le genou de son mari qui souffrait d’arthrose et a été soulagé aussi. C’est un  » remede de bonne femme » connu pour son efficacité et que l’on peut fabriquer chez soi, si l’on connait un peu les plantes.

  5. Laladix dit :

    Bonjour

    Merci Julien pour ces informations. Je suis ton blog mais je suis ravie de te lire dans cette lettre d’information !
    C’est fou comme on nous prend pour des cobayes dans l’industrie cosmétique …

  6. LAURENT dit :

    Votre lettre est très intéressante et instructive et c’est certain que l’on a envie de faire soi – même nos produits pour une meilleure santé ! mais dans quelle boutique peut – on trouver tous les  » ingrédients  » nécessaires pour réaliser tout ceci ??? Merci pour votre réponse N. Laurent

  7. Lam dit :

    le macérât huileux de calendula est elle l’huile végétale de calendula .MERCI

    • Mougin dit :

      Bonjour
      Un macérat huileux de calendula est une huile végétale (amande douce, olive…) dans laquelle on a laissé macérer des fleurs de calendula (des soucis), car la fleur elle-même ne produit pas d’huile. Il en est de même pour la pâquerette, le millepertuis par exemple.

      Anouchka

  8. maret dit :

    Il est très difficile pour nous consommateurs, de lire la liste des ingrédients d’un produit cosmétique.
    Pourrait-on imaginer une loi obligeant les laboratoires à fournir la liste de ces ingrédients avec UNE MISE EN PAGE FACILE A LIRE ET EN FRANÇAIS ?
    Que peut-on faire? Agissez-vous dans ce sens?
    Merci pour tous les conseils que vous nous prodiguez.

  9. Annie dit :

    Article très intéressant. Par contre le tout petit reproche que je pourrais faire, c’est de nous donner des marques comme Indemne, Coslys, Senz, et Bioflore mais sans préciser où nous pouvons les trouver. En effet, je n’ai jamais ni vu ni entendu parler de ces marques. Où peut-on trouver des macérât huileux ? Trouve-t-on ces produits en super ou hyper marché, en pharmacie, maison diététique etc. ??
    Merci de votre réponse.
    Bonne continuation

  10. Strhauss Michèle dit :

    Je suis d’accord avec cet article et je surveille la composition des crèmes de beauté que j’achète mais des laboratoires affichent « sans parabens » et remplacent ces conservateurs par des produits comme « citronnellol,citral,linalol,géraniol » très allergisants au soleil ( directive cosmétique 2003/15/CE) et en utilisant des crèmes bio en contenant ,j’ai souffert d’eczéma….

  11. Mougin dit :

    Bonjour
    Merci beaucoup pour votre article.
    – Je pense qu’il faudrait ajouter que le propylparaben est parfois indiqué sous le nom parahydroxybenzoate de propyle ou E216, ce qui est le cas sur mon tube de Dexeryl que je m’en vais jeter de ce pas ! Ces différentes appellations pour un même composé complique encore un peu plus les choses.
    – Une question : Pourquoi le laboratoire Supersmart (compléments alimentaires) propose-t-il un chélateur de métaux lourds à base d’EDTA ? http://www.supersmart.com/fr–Detoxification–EDTA-250-mg–0297

    Merci beaucoup.

    Cordialement

    Anouchka

  12. Georges Crépu dit :

    Bonjour
    Ou trouver les produits que vous proposez:
    ◦3 cuillères à soupe de macérât huileux de pâquerette de Saint-Hilaire
    ◦4 cuillères à café de macérât huileux de calendula bio
    ◦12 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (Lavandula spica)
    ◦8 gouttes d’huile essentielle d’immortelle (Helichrysum italicum)
    Moi, j’habite dans un petit village dans la Vienne(86), un coin perdu, alors comment je fait
    pour réaliser ce soins réparateur?

    Cordialement.

  13. Muriel dit :

    Bonjour et merci pour votre lettre très intéressante.
    Par contre je ne comprends pas que vous déconseillez les huiles essentielles ? C’est pourtant un bon moyen de se soigner… ?

  14. Mélanie dit :

    Bonjour Julien,
    J’ai fait votre connaissance depuis peu et MERCI pour ce que vous faites! Au vu des commentaires ci-dessus, les « résistants à l’industrie cosmétiques » s’agrandit. Passionnée par la nature, les plantes, fan des HE, je fais cosmétiques, savons et préparations à base de plantes. J’aime toujours testé de nouvelles recettes et je me réjouis de découvrir vos idées et vos opinions.
    Amicalement, Mélanie

  15. RIEHL dit :

    Merci pour toutes ces informations mais il me manque l’endroit où je pourrais me procurer
    les ingrédients de votre formule de crème.

    Merci d’avance.

    • suzanne dit :

      sur le site aromazone, je pense qu’on peut trouver pas mal de choses ; peu-être aussi sur le site de de John et Nathalie Osborne, remède naturel qui vendent entre autre de l’huile de vitamine E

  16. Cécile dit :

    Bonjour, parmi les ingrédients déconseillés pour les déodorants, il y aa souvent les sels d’aluminium.

    Que sait-on des sels des pierres d’Alun ? Ont-elles été testées ?

    J’ai des amis nigérian qui m’ont expliqué qu’on s’en sert pour faire dégorger les escargots (c’est à dire que cela bloque la production de bave !

    J’ai cherché sur votre site avec le mot clé Pierre d’Alun, mais rien n’est apparu .

    Merci d’apporter une réponse si vous en avez une, ou bien carrément un article…

  17. Odilon dit :

    Bonjour Julien

    Pourquoi dites vous dans cet article :  » (…)Découvrez aussi le savon à froid surgras, fabriqué artisanalement à base d’huiles végétales. (et surtout 🙂 Si vous le choisissez sans huiles essentielles, c’est gagné (…) . »

    Vos articles sont très intéressants, et merci de nous donner une recette de déodorant « safe » : c’est un des produits courants dont je n’arrive pas à me passer.

  18. Christiane dit :

    Bonjour Julien,
    Après avoir lu votre lettre je suis bien décidée a faire un grand ménage dans ma salle de bain …!
    Mais si je veux restée logique dans ma démarche : je respecte mon corps en n’utilisant que de produits sains : je respecte aussi l’environnement ! Comme faire pour me débarrasser des produits dont je ne veux plus ?????
    Certains en double donc flacons pleins ???
    Merci pour toutes ces infos pour prendre soin de soi sans danger !
    Christiane

  19. Fanny dit :

    Bonjour,
    Merci pour ces informations si précieuses.
    Vous dîtes : « Découvrez aussi le savon à froid surgras, fabriqué artisanalement à base d’huiles végétales. Si vous le choisissez sans huiles essentielles, c’est gagné. « , est-ce que vous entendez par là que les huiles essentielles sont elles aussi dangereuses ?
    On entend toujours tout et son contraire, pas facile de savoir quels produits sont nocifs… J’avais toujours entendu dire que les huiles essentielles étaient naturelles et bonnes pour la santé.
    Par avance merci de votre réponse.

  20. rené A. dit :

    Pour 50 ml environ. Dans un flacon anti-UV de 50 ml au moins, récupéré bien propre, versez successivement :

    3 cuillères à soupe de macérât huileux de pâquerette de Saint-Hilaire

    4 cuillères à café de macérât huileux de calendula bio

    12 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (Lavandula spica)

    8 gouttes d’huile essentielle d’immortelle (Helichrysum italicum)

    Le mélange proposé se conserve à l’abri de la lumière et de la chaleur pendant 6 mois sans problème car il ne contient pas d’eau. Les 2 huiles essentielles proposées jouent leur rôle d’actif cicatrisant et apaisant, mais sont aussi de bonnes antioxydantes.

    Merci d’avoir choisi de faire la révolution dans votre salle de bain avec moi.

    … Mais ça se trouve où tous ces beaux ingrédients ?
    En pharmacie, en herboristerie, chez Le Clerc … non quand même pas, ailleurs ?

  21. Emeline L. dit :

    Super article Julien 😉
    C’est ce pourquoi je suis passé au bio, ayant moi-même des problèmes endocriniens.
    D’ailleurs, j’aimerai beaucoup avoir une liste d’huile essentielle à éviter lorsqu’on a ce genre de problème de santé.

    • Loup dit :

      Idem ! J’aimerai également connaître la liste des H.E à éviter !
      Malheureusement, aucune réponse n’est apportée à tous les commentaires ci-dessus !
      Je tiens à doublement vous remercier de la qualité de vos lettres d’information (santé nature innovation ), doublement car voulant vérifier un « hoax » sur le site anti hoax, je me suis aperçue que non seulement ils ne traitent pas des sujets importantissimes, mais en plus ils dénigrent votre lettre et orientent à leur façon la vérité je

    • Lucie C. dit :

      Coucou,
      Je trouve ce courrier très intéressant mais les perturbateurs endocriniens me paraissent secondaires contrairement à tous les moyens contraceptifs hormonaux. Parce que dans ces derniers, ce ne sont pas d’infimes traces qui perturbent légèrement notre organisme, ni des oestrogene like mais des hormones à l’état brut.
      Etonnant qu’on s’en préoccupe si peu …

  22. Vanessa dit :

    Bonjour Julien,
    merci pour cette mine d’information, dont je soupçonnais deja les méfaits…
    J’ai eu l’opportunité d’acquérir le Rowenta naturalis a un prix modique et souhaiterais fabriquer dorénavant mes cremes mais avez vous des « recettes » ?
    Merci pour votre retour !
    Vanessa

  23. lou dit :

    Bonjour
    L article intéressant je voulais revenir sur le 1 er article beauté l huile d amande douce est déconseillée aujourd hui surtout pour les bébés car trop allergisante, d autre part il conseille l omc le savon d anesse par exemple on revient aux produits des annes 60 70 on nous conseille le linament pour nettoyer les fesses de bebe mais c est difficile a transporter dans le sac a manger contrairement aux lingettes.

  24. Sasha dit :

    Merci Julien de nous éclairer et de nous donner ces informations si précieuses .

  25. Domi dit :

    Merci pour toutes ces informations. Encore plus scandaleux que les adjuvants dans les produits de beauté : certains médicaments et notamment, (je viens d’en faire l’expérience) un produit prescrit avant une coloscopie, produit dont je tairai le nom) et dont j’ai lu la composition : t « bourré » d’aspartam !!!!.

  26. Sonia dit :

    Bonjour, merci pour ces infos tout à fait intéressantes, qui confirment mes recherches par ailleurs. Je voudrais faire un court témoignage à propos des déodorants : depuis un moment déjà, je ressentais des démangeaisons de plus en plus insupportables autour des aisselles. J’ai fait le rapprochement avec les déodorants que j’ai arrêtés quelque temps pour vérifier si mon hypothèse était la bonne. La réponse est tombée sans appel : plus de déo, plus de démangeaisons ! Je me suis donc fabriqué mon propre déo (après de longues recherches sur la formule). Résultat : un coût minime, pas d’effets secondaires et mes vêtements eux-mêmes s’en portent mieux ; plus de traces qui ne partent pas même au lavage. La recette : fécule + bicarbonate alimentaire + quelques brins de lavande broyés pour le parfum (facultatif). Appliquer au gant humide en petites quantités et en tapotant. Simple comme la vie durable.

  27. viac dit :

    bonjour,

    article intéressant, très important de parler de la notion de dose et de l effet cumulatif.
    cette notion est essentielle, dans les 2 sens pour utiliser ces produits mais pas trop tout de même.
    concernant la réorientation vers le naturel, je suis preneur et fervent, cependant cela reste de la chimie et la nature tue et rend malade aussi, je tiens tt de même a le rappeler, la notion de dose reste pertinente.
    dans la recette que vous proposez il y une huile qui n est pas anodine du fait de la presence de « cétone », c est l immortelle, elle aussi doit être utilisée avec précaution (femme enceinte et problème de coagulation). j aimerais que vous précisiez la quantité (de votre recette) que l on peut utiliser a chaque fois.
    je me permets de faire cette remarque, car la pratique des personnes (des profanes) peut être catastrophique.

    je donne un exemple tout bête, une personne qui prendra 2 voir 3 gramme de paracetamol + helychryse (en forte dose pou une entorse ou un hématome, sera dans le cadre d un effet cumulatif hepatotoxique, je ne parle même pas qui le soir cette personne est invité a un joyeux repas bien arrosé, vous voyez ou je veux en venir.
    Ces produits de la phytothérapie sont magnifiques, mais la population, profane c est normal, n est pas éduquée, et nous irons droit dans le mur, on le verra dans quelque années si les huiles essentielles sont utilisés a tort et a travers.
    ma critique n est pas a charge, votre mission et vos articles sont fondamentaux, continuez, pensez simplement que la population n y connait rien et les différents ouvrages a dispo dans le commerce, ne sont pas assez éclairant sur l aspect précaution ……..
    derniere ajout, un lien vers « reach » serait interessant

  28. Florence dit :

    Bonjour,

    Merci pour vos précieux conseils. J’ai aussi bien lu le dossier : se laver sans s’empoisonner.
    J’ai une question sur l’aloe vera en produit de douche, dentifrice, gel/crème pour la peau et ceux notamment de la marque Pur Aloé. Qu’en pensez-vous (pulpe et marque) ?
    J’ai une question sur les huiles végétales naturelles. Pourriez-vous me communiquer une marque ou plusieurs marques de confiance ?
    Dans l’attente de votre réponse,
    Bonne journée.
    Florence

  29. Natou dit :

    bonjour ,est ce que vous avez des recettes avec des ingrédients pas cher ,simple, que l’on a tous à la maison svp ?

  30. Joëlle dit :

    « je vous avoue que je suis particulièrement choqué de voir que l’on trouve du phenoxyethanol dans beaucoup de lingettes pour bébé. » Ce que vous dites ici semble aller de soi aujourd’hui. Ce n’était pas le cas il y a douze ans! Permettez-moi de vous rapporter ce qui est arrivé à ma fille, très jeune adolescente à l’époque. Brusquement, pendant 6 mois, elle s’est mise à avoir ses règles tous les quinze jours –très agréable pour n’importe quelle femme, encore plus pour une toute jeune fille… J’hésitais quand même à aller voir un médecin pour cel, me disant que ça finirait bien par passer. Un jour, par hasard, je lis dans la revue « que Choisir » que le phénoxyethanol était soupçonné de perturber le système endocrinien des « jeunes animaux ». Et cela a fait « tilt »: je suis tout de suite allée voir la composition d’une crème anti-acnéïque achetée en pharmacie pour tenter de régler ses problèmes de peau… Bingo! Il y en avait, et cela correspondait aux six mois de galère qu’elle vivait. Nous avons tout de suite mis la crème en question à la poubelle (au fait, ne polluons-nous pas l’eau aussi avec ces ingrédients?) et le souci de règles trop fréquentes a immédiatement cessé! Quelque temps plus tard, quand j’ai voulu évoquer ce problème avec ma gynécologue, elle y a répondu par un hochement d’épaules… Visiblement, elle n’y croyait pas.
    Petite parenthèse: l’acné de ma fille a perduré, de même que des règles fortement douloureuses… jusqu’au jour où elle a supprimé les produits laitiers de son alimentation! En bonus, depuis qu’elle grignote des amandes, elle n’a jamais eu d’aussi beaux ongles!
    Un dernier point, sur les dentifrices cette fois: avez-vous remarqué que leur composition complète n’apparaît que sur la boîte, qu’évidemment l’on jette dès la première utilisation du dentifrice? Très difficile ensuite de savoir immédiatement ce que l’on ingère en se brossant les dents!
    Pardon d’avoir été un peu longuette, mais je souhaitais partager notre expérience.

  31. lusteau dit :

    Bonjour, je suis naturopathe et travaille depuis des années avec un certain nombre de principes actifs.Votre lettre est claire et bien orientée cependant je pense que vous devriez d’avantage vous documenter sur les parabènes très souvent décriés comme vous l’avez fait vous-même, en effet il existe les mêmes parabènes au naturel que les parabènes chimiques (non reconnus par l’organisme) qu’ils sont généralement dosés à 0.01%:tous types d’injections en milieu hospitalier en contient minimum 3%!Une très sérieuse étude clinique allemande a démontré qu’il faudrait plus de 30% de parabènes chimiques de ce qu’un corps absorbe chaque jour (que ce soit en ingestion ou de manière cutanée) pour que peut-être cela devienne dangereux voir cancéreux! Les parabènes naturels ne présentent aucun danger!
    Cordialement.

  32. G Sido dit :

    J’ai perdu les bebes developpant plus qu’une fois, une fois quand elle ou il était dans le troisieme mois..Ce n’etais qu’apres qu’on me parlais de ces effets des perturbateurs endocriniens qui sont dans l’eau car impossible de les eliminer dans les traitements utilisees pour l’eau..Dans le bon sante et forte en generale du corps et l’ame, je me demndais ou et pourquoi..j’assume qu’il y sont des autres facteurs egalement, mais ceci me semble bien logiquement responsable pour le terrible « declic » qui faisait que, malgre le tout est bien des medicins, je perdais mes petite-ts qui essayaient de venir au monde.
    Pour le deodorants, bien evidemment, les sels aluminium sont a proscrire. En parlant des sites qui aident a fabriquer vos propres recette propres…j’ajoute aroma-zone.com, qui specialise en cela aussi, avec des recettes inclu, ou pour trouver les ingredients et recipients pour tester les jolies concoctions de ce beni monsieur Julien Kaibeck qui vous deniche et porte ces informations si importants, et bravo!

    • Spiderwoman dit :

      Bonjour,
      Je voulais répondre à G Sido, très sensible au fait qu’elle ‘perde » ses bébés, véritable traumatisme…
      Elle parle des perturbateurs endocriniens dans l’eau et je souhaite apporter une réponse : il n’y a pas de fatalité, une société française a trouvé depuis 20 ans une solution à 100 % écologique , que l’on met à l’arrivée d’eau qui piége les pollutions de l’eau (hormones, médicaments, métaux lourds…) avec bien-sûr preuves et analyses à l’appui.
      Vous pouvez consulter ce site mon-eaubio.com comme j’ai fait et je suis vraiment ravie de m’être équipée, cela a changé la vie, surtout pour me laver car j’avais la peau hypersensible.
      Bon courage à Sido !
      Merci encore à Julien pour tous ces précieux conseils !

  33. Nicolka dit :

    Bonjour,
    Déjà adolescente je rechignais à utiliser des produits dits de beauté, c’est toujours le cas, ce qui ne veut pas dire que je néglige ma peau, simplement je ne recours qu’aux soins de nettoyage et de protection et pour cela j’ai choisi Hauschka et des huiles de soins bio. Si j’ai un cancer du sein hormono dépendant, ce n’est donc pas à cause des cochonneries présentes dans les produits de beauté conventionnels.
    En ce qui concerne les HE mon médecin qui est averti dans ce domaine m’interdit la sauge, le fenouil et le cyprès, ainsi que les tisanes de ces plantes.
    Rares sont les livres spécialisés en aromathérapie qui mettent en garde, le niaouli serait suspect aussi, je n’ai pas de certitude mais je sais qu’on le recommande en cas de radiothérapie. Quelqu’un est au courant?
    Merci à Julien et bravo pour ses belles initiatives.

  34. malika dit :

    C’est très intéressant et j’aime beaucoup Julien que je regardais avec plaisir sur la 5. J’aime les produits bio mais je ne trouve aucune crème vraiment hydratante, elles peluchent ou n’hydratent pas hélas, c’est le seul bémol; quand au maquillage les couleurs et les textures ne sont pas top non plus; ayant eu un cancer du sein très jeune 35 ans et aujourd’hui une hépatie auto immune je fais très attention à ce que je mange et me mets sur le visage..( pa exemple mes cheveux sont teint avec du hénné mélangé à des plantes tinctoriales) .

  35. fouillet dit :

    merci je decouvre que par flemme on nous a vendu des pdts mycose ? utiliser un savon surgras ca suffira fuir tout les bains douches les deo bourres d aluminium etc mais grace a vous j en apprends comment marier les huiles les decoctions et j apprends bcp des temoignage de vos fideles

  36. Bibichat dit :

    Merci infiniment pour l’éclairage !
    je partage largement

    pour ma part, j’arrête tout produits chimique (cosmétique, d’entretien, ….), on est bien assez pollué malgré nous

  37. Jean Merken dit :

    Bonjour,

    Je lis souvent vos rubriques et me pose une double question sur l’hygiène corporelle.

    1. Que penser de la douche quotidienne à l’eau adoucie (+/- 10 °f) qui me permet d’utiliser le moins possible de savon ?

    2. Merci de votre avis sur l’utilisation après le passage aux toilettes d’une douchette japonaise ou washlet, qui utiliserai forcement cette même eau adoucie ?

    Merci du suivi.

    Bien cordialement

    J. Merken

  38. WECF dit :

    Bonjour,

    Vous pouvez consulter nos guides Nesting sur les cosmétiques bébés, cosmétiques femmes enceintes, les perturbateurs endocriniens, les produits ménagers, les champs électromagnétiques, rénovations décorations, vêtements, jouets.
    Vous pouvez avoir la version papier gratuitement (1 de chaque) en envoyant un email à wecf.france@wecf.eu

    Cordialement,
    WECF France

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